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Travaillez ensemble la régulation
émotionelle
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 UNE NARRATION DIGITALISÉE AU SERVICE
DE LA RELATION D'AIDE
Nos outils permettent de faciliter l’alliance thérapeutique par la mise à disposition d'un support digital qui structure et organise les vécus.
Nos solutions permettent notamment d'utiliser avec habilité la méthode des 4  R développée par le Dr Charly Cungi :
Recontextualiser, Reformuler, Résumer, Renforcer.
Travaillez la régulation émotionnelle avec les sensations corporels
  1. Corps
  2. Émotions / Sentiments
  3. Besoins
  4. Historique
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Utilisez un référentiel émotionnel normé issu du laboratoire de recherche  LPS EA 839 mandaté par nos soins.
  • Évitez les biais de raisonnement, de minimisation ou de maximisation de l’évaluation de l’intensité émotionnelle vécue par le patient.
  • Travaillez sur la régulation émotionnelle et sur les difficultés des personnes à caractériser un ressenti corporel en terme d’émotion (alexithymie prévalence environ 15% de la population générale).
  •  Identifiez les besoins sous-jacents aux émotions.
  • Relevez au cours des rencontres la « température émotionnelle » des patients.
  • Visualisez l'historique des relevés de  « température émotionnelle ».

LES CONCEPTS QUI ANIMENT PsyÉmotion

PsyÉmotion a été conçue en prenant appui sur la troisième vague des thérapies comportementales et cognitives basée sur la reconnaissance et l'acceptation des émotions (Hayes, Follette et Linehan, 2004).
Dans ce courant, il convient de reconnaître, d'explorer et d'accepter les émotions primaires. En effet, ce serait la non acceptation de l'émotion primaire qui engendrerait le développement de stratégie d'évitement émotionnel (Barlow et Allen 2007).
Ces évitements  entraîneraient à leur tour des déficits cognitifs. Ce sont ces deux processus pathogènes (évitements et  dysfonctionnements cognitifs) qui rendent l'émotion dysfonctionnelle par la mise en place de cercles vicieux qui maintiennent une émotion dans sa propre dynamique interne, et non du fait des exigences réelles de la situation "externe".

Selon de nombreux auteurs dont (Greenberger 2002), la souffrance émotionnelle résulterait bien plus souvent des réactions de non acceptation de la douleur ressentie liée à une émotion primaire comme la colère, la peur, la tristesse, ou encore le dégoût.

PsyÉmotion permet de faciliter le développement d'une conscience émotionnelle réflexive en s'appuyant sur une interface visuelle qui propose de cheminer de façon séquentielle.

PsyÉmotion permet d'entraîner les personnes à prendre conscience des sensations corporelles, des pensées et images mentales (représentations) dont ils font l'expérience lors d'événements de vie significatifs, mais aussi de la nature et de l'intensité de l'émotion.

BIBLIOGRAPHIE
Hayes, S., Follette, V., & Linehan, M. (2004). Mindfulness and acceptance: Expanding the cognitive behavioral tradition. New York: Guilford Press.

APERÇU DE L'ETUDE DU LABORATOIRE

L'outil PsyÉmotion intègre une étude sociale internationale réalisée en 2019 qui porte sur les nouvelles représentations des définitions des émotions, des sentiments ainsi que les couleurs qu'elles évoquent. Elle interroge les représentations naïves, les connaissances communes, ou encore les pensées naturelles des individus, des pays francophones de l'hémisphère nord y compris des départements et des territoires d'outre-mer français.

Cette étude a été réalisée par le Laboratoire de recherche de Psychologie Sociale  (LPS EA 849). Elle a été commandée par nos soins, dans l'objectif d'intégrer dans l'application  des définitions (symbole (i)) qui soient au plus près des représentations naïves de notre société occidentale, afin de pouvoir travailler au plus près de la réalité des vécus émotionnels des individus. Cette recherche porte sur une population de 400 individus âgés de 16 à 75 ans répartis dans quatre pays.

Pour une prise en charge psychothérapeutique centrée sur les émotions, nous vous recommandons de vous appuyer sur le livre de (Pierre Philipot 2011) " Émotion et Psychothérapie " qui est écrit dans un langage clair et très pédagogique.
Structurez les vécus émotionnelles de façon visuelle et synthétique
Supervisez le suivi de vos patients avec le tableau de bord PsyLife.
  • Contextualisez la problématique du patient au moyen d’une anamnèse visuelle dynamique.
  • Élaborez des hypothèses diagnostiques.
  • Identifiez dans le parcours de vie les forces et les faiblesses.
  • Repérez les leviers et les cibles de travail.
  • Suivez au long cours l’évolution de votre patient.
  • Identifiez la nature et l'intensité de la crise psychique (souffrance).
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CONCEPT GÉNÉRAL DE L'ANAMNÈSE

L’anamnèse concerne l’ensemble des informations fournies par le patient sur sa propre histoire.  Selon (Ionescu, Blanchet, & Collectif, 2008) « L’anamnèse est un « canevas » qui permet de retracer la vie du sujet ; porte sur l’histoire de celui-ci. Les troubles actuels sont un effet des conflits antérieurs, d’où l’importance d’effectuer un retour sur le passé. L’anamnèse doit être méthodique parce qu’on a un ensemble de points à couvrir et qu’on doit obtenir une information précise et elle doit être associative, car elle permet une liberté du discours qui révèle certaines zones d’ombre, de confusion, voir de tabou tout comme les thèmes surinvestis ».

L’art de l’anamnèse se situe dans cette démarche souple d’investigation concernant le recueil d’un ensemble d’informations touchant notamment : les symptômes, la situation familiale, sociale, les événements traumatisants, l’environnement professionnel, les loisirs, les antécédents médicaux et personnels mais aussi les ressources et facteurs de protection.

L’objectif est de recueillir les informations nécessaires à l’élaboration d’hypothèses sur la nature des troubles, ainsi que sur les facteurs qui maintiennent ces troubles. « Afin d’explorer les événements importants de la vie d’une personne, il est aussi possible d’avoir recours à la représentation de la ligne de vie ». (Ionescu, Blanchet, & Collectif, 2008).

C’est en nous appuyant sur le concept de ligne de vie que nous avons conçu PsyLife en facilitant et augmentant considérablement la structuration et l’organisation visuelle de l’information, en la plaçant sur un canevas temporel dynamique.

BIBLIOGRAPHIE
Ionescu, S.,  Blanchet, A. (2008). Psychologie clinique, psychopathologie et psychothérapie. Paris : PUF.

CONCEPTS DE BASE DU DIAGNOSTIC

Rappelons que schématiquement, « plus un individu a connu de traumatismes antérieurs, plus il est vulnérable, plus il risque de connaître de nouveaux traumatismes. À travers cette « loi », quelle que soit la prudence avec laquelle on la formule, transparaît la problématique de la répétition qui est l’une des  composantes du caractère tragique de la pathologie mentale » (Ionescu, Blanchet, & Collectif, 2008).

Le module PsyLife est un outil clinique qui a été conçu dans une approche « objectivante » des symptômes et troubles tout en intégrant les autres approches notamment celle de la conception psychoaffective psychanalytique. C’est un outil visuel qui permet d’organiser et simplifier la complexité de l’information et ainsi faciliter la rigueur de l’investigation diagnostique. Il met en évidence la dimension synchronique des troubles c’est-à-dire leur apparition dans un contexte précis : familial, social, professionnel, sentimental … et diachronique, c’est-à-dire leur évolution/répétition dans le temps.

BIBLIOGRAPHIE
Ionescu, S., Blanchet, A., & Collectif. (2008). Psychologie clinique, psychopathologie, psychothérapie. Paris: Presses Universitaires de France – PUF.
Devenez un professionnel encore plus soutenant, augmenter l'alliance thérapeutique
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Élaborez aisément vos entretiens avec un support d’alliance thérapeutique.
L'alliance est utile à toute démarche soignante et indispensable dans un cadre psychothérapeutique. Il s'agit entre autres d'une collaboration active, basée sur une appréciation partagée des problèmes.
  • Des outils psycho-éducatifs ; échelles, diagrammes ...
  • Selon Gaston (1990), l’alliance thérapeutique se définit au travers de quatre critères :
  1. L’accord thérapeutique avec le patient sur les buts et les tâches de la prise en charge  = la demande éclairée et les cibles de travail.
  2. L’alliance de travail = la capacité du patient à fournir un travail thérapeutique (Empowerment Individuel).
  3. L’alliance thérapeutique = la relation affective thérapeute-patient.
  4. La compréhension empathique du professionnel.

LE CONCEPT DE SUPPORT CLINIQUE

La psychologie clinique procède à l’étude approfondie de cas individuels, afin de mettre en évidence les particularités ou les altérations du fonctionnement psychologique d’une personne ( Doron et Parot, 2011). Nous pouvons dire que « faire de la clinique », c’est être enclin à se pencher sur l’autre, afin de l’entendre, de le comprendre et d’appréhender ses difficultés, ses traits de personnalités dans un contexte global donné, qui va bien au-delà de la réalité du symptôme.

L’outil PsyEducation est un support conçue pour 
faciliter le patient dans le développement d'une conscience réflexive. C’est un outil interhumain, intersubjectif, où le professionnel et le patient sont « en relation » impliquant un vécu, une intersubjectivité et s’accordent pour échanger des connaissances et des savoirs, sur les informations présentées à l’écran.

PsyEducation est conçue visuellement pour jouer le rôle d’un révélateur, d’un réactif, « d’une mesure vérificatrice », dans l’objectif de faciliter la relation entre le professionnel et le patient. C'est à dire l'alliance thérapeutique.

En se positionnant entre le professionnel et patient, l'outil devient un médium, un support clinique.

BIBILOGRAPHIE
Doron, R., et Parot, F. (2011). Dictionnaire de psychologie. Presses Universitaires de France – PUF.
Invitez votre patient à être co-acteur de son "changement"
Renforcez l’Empowerment Individuel de vos patients grâce à une structuration visuelle et synthétique de l’information clinique.
  • Offrez à vos patients la possibilité de devenir acteurs de leur changement, en leur donnant accès à une information visuelle structurée et organisée (distanciation) qui leur permet de réaliser des liens associatifs (prise de conscience, insight).
  • Ces deux processus psychiques (distanciation, association) sont thérapeutiques en eux mêmes par le fait qu’ils augmentent le sentiment d’efficacité personnelle qui à son tour agit sur l’estime de soi.
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Les trois dimensions de l'Empowerment Individuel

CONCEPTS ET THÉORIES
Selon les auteurs, le concept d’empowerment est abordé sous différents niveaux et selon différentes perspectives (Gibson, 1991). Nous présentons ici ce concept sous le seul prisme de l’empowerment individuel.

L’empowerment individuel comprend plusieurs dimensions dont les principales sont : le sentiment de compétence personnelle, de prise de conscience et de motivation à l’action. Eisen (1994) définit ce concept comme la façon par laquelle l’individu accroît ses habiletés favorisant l’estime de soi, la confiance en soi, l’initiative et le contrôle. Gibson, (1991) conçoit l’empowerment comme un processus social de reconnaissance, de promotion et d’habilitation des personnes dans leur capacité à satisfaire leurs besoins, à régler leurs problèmes et à mobiliser leurs ressources.

Ces notions de sentiment de compétence personnelle relevée par Rappaport (1981), de prise de conscience par Bar et al (1984) ; Breton, (1989) et de motivation à l’action identifiée par Breton, (1989) ; Rapport (1987), sont des caractéristiques psychologiques qui selon ces auteurs sont présentées comme un préalable au processus d’empowerment, soit comme une conséquence, soit les deux à la fois.

Replacé dans le contexte de notre application dédié au professionnels de ma relation d'aide, il nous est apparu impératif d’intégrer l’empowerment individuel avec l’objectif de soutenir cette réappropriation active du pouvoir thérapeutique par le patient.

Le but est d’aider le patient à devenir co-acteur de son soin, par l’accès à l’information et ainsi lui permettre de gagner en connaissance de soi, aussi bien sur ses difficultés que sur ses ressources. Il est possible d’agir pour être-mieux !

C’est dans cette perspective que nous avons conçu une interface visuelle clinique affordante et un moyen de pouvoir inviter le patient à utiliser directement l’application dans un espace sécurisé, c’est-à-dire dans un mode dans lequel l’application est verrouillée sur le seul écran de travail.

EN RÉSUMÉ
1) Motivation à l’action :
La tablette offre un support ergonomique interactionnel qui permet d’inviter le patient à devenir acteur, en renseignant et organisant par lui-même les informations concernant ses vécus.

2) Prise de conscience :
La structuration et l'organisation de l'information permettent au patient d’élaborer plus facilement des liens associatifs.

3) Sentiment de compétence personnelle :
Accompagné par le professionnel au plus près de sa zone proximale de développement, le patient va développer un sentiment de compétence personnelle par la mobilisation de ses propres ressources et ainsi favoriser cette réappropriation active du pouvoir thérapeutique inhérent au processus d’empowerment.

BIBLIOGRAPHIE
Barr D., Cochran M., RileyD. Et Whitham M. (1984) : Family empowerment : an interview, Human Ecology Forum, 14 (1), P.4-35.
Breton M. (1989) : Liberation theology, group work and the right of the poor and oppressed to participate in the life of community, Social Work with Group, 12(3), p.5-18.
Eisen A., (1994). Survey of neighborhood-based, comprehensive community empowerment initiatives. Health Education Quaterly, 21 (2), 235-252.
Gibson C.H., (1991). A concept analysis of empowerment. Journal of Advanced Nursing, 16, 354-361.
Rappaport J., (1984). Studies in Empowerment : introduction to the Issues. Prevention in Human Services. 3. P.1-17.
Rappaport J., (1987). Terms of empowerment/exemplars of prevention: toward a theory for community psychology. American Journal of Community Psychology, 15, 121-148.

Introduction à l'introspection

Depuis les débuts de la psychologie, à la fin du XIXe siècle, il est reconnu de tous, que l’individu se crée et évolue dans un environnement social qui l’impacte. Face à cet environnement, l’homme a besoin qu’un sens soit donné aux épreuves de vie qu’il traverse et d’avoir des moyens d’action pour continuer à vivre de façon rassurée, sécurisée et sereine.

Selon le Dr Nicolas Marquis (2014), sociologue, « Nous sommes à l’ère de la prise en charge de soi », du développement personnel. Phénomène engendré par un monde centré sur l’individu, ses compétences, son autonomie, et doté de ressources inexploitées et cachées. « Il est présenté comme un être fondamentalement réparable et améliorable qui, en travaillant sur lui-même, peut obtenir plus de lui-même et devenir vraiment lui-même ».

La société PsyApps à conçu un outil innovant qui permet dans la prise en charge de répondre à la fois à ce besoin socioculturel, de donner du sens aux épreuves que l’on vit, et à ce désir de prise en charge de soi. Cet outil répond de façon plus spécifique à ces patients, de plus en plus nombreuses, qui veulent devenir acteur de leur changement, et que les Anglo-saxons ont synthétisé sous le concept « d’empowerment individuel».

Mis dans les mains du patient, l’application PsyTools permet de d’amorcer l’introspection de son parcours de vie, de son histoire personnelle, en la reconstruisant de façon synthétique sous une forme graphique. Le but est de faciliter l’auto-analyse des événements vécus, de les recadrer dans leur contexte afin de leur donner un sens nouveau qui permet de les intégrer dans  histoire personnelle comme une expérience contenant un apprentissage.

L’application PsyTools se fonde sur des théories scientifiques concernant la modification des troubles communes aux psychothérapies. Le but recherché par la manipulation (empowerment) de cet outil est double : améliorer les capacités individuelles d’introspection (insight) ainsi que le sentiment d’estime de soi.

Ces deux axes d’amélioration font partie intégrante des différents facteurs identifiés comme thérapeutiques par l’Association française pour l’Approche Intégrative et Éclectique en Psychothérapie (l’A.F.I.E.P) (Voir Chambon et Marie-Cardine, 2014).

BIBLIOGRAPHIE
Chambon, O., & Marie-Cardine, M. (2014). Les bases de la psychothérapie – 3ème Ed : Approche intégrative et éclectique.
Dunod.Marquis, N. (2014). Du bien-être au marché du malaise. La société du développement personnel. Paris : PUF.

Concepts d'introspection

Le parcours de vie d’un individu se définit par la suite des positions sociales occupées et par le regard que porte cet individu sur celles-ci : il est le produit d’une série de définitions de soi engageant à la fois des indicateurs objectifs (les faits) et des éléments subjectifs (le vécu) (Dubar, 1991).

Comme un puzzle, pièce par pièce (une pièce représentant un événement), PsyTools permet de reconstituer les faits occultés dans le stock d’expériences vécues, de les organiser, de les structurer,  qu’ils soient vécus comme positifs, neutres ou négatifs.

Ces événements constituent les pièces du puzzle qui, une fois assemblés, font apparaître nos forces, nos ressources, nos faiblesses, ainsi que la genèse des crises et tumultes rencontrés dans la vie. Par exemple, au niveau personnel : un divorce, ou professionnel : un licenciement.

Les pièces de ce puzzle s’organisent autour d’une frise chronologique individuelle qui réunit les années, l’âge, ainsi que le parcours scolaire et professionnel spécifique de la personne. Cette frise est conçue pour faciliter l’amorçage de nos souvenirs situés dans la mémoire à long terme explicite, épisodique, autobiographique.

Faire travailler le patient avec cette mémoire, permet de développer une conscience dite auto-noétique (conscience de soi), nécessaire à un travail personnel. Cette mémoire permet de devenir observateur de nous-même (méta-position) et donc de créer une distanciation entre nous et nos expériences.

Inviter le patient à s’expliquer avec bienveillance de comment il a été victime des circonstances produites par une histoire (événements) qu’il n’a pas choisie, mais plus subie, c’est prendre du recul avec les faits.
Cette posture crée une distanciation qui restaure les fondements de l’individu, qui à défaut d’avoir pu ou su maîtriser des événements de son parcours de vie, maîtrise la représentation qu’il s’en fait.

Cette distanciation permet également de repousser plus facilement les frontières des carcans éducatifs, familiaux, culturels de l’inné, afin d’accomplir ce que recommandait (Nietzsche, 1972) : “Deviens ce que tu es.”

Enfin pour conclure le contour de ce concept, PsyTools est un outil éclectique qui intègre plusieurs éléments des grands courants de la psychologie psychanalytique, cognitivo-comportementale, systémique, humaniste, ainsi que celui de la psychologie sociale.

Il vise donc une approche explicative interne (cognitive, affective) et externe (impact environnemental, social) des causes complexes des conditions d’apparition des malaises psychiques (psychogénèse) ou physiques ainsi que des conditions de leur production. Cet outil propose une technique de travail d’investigation et d’auto-analyse, qui envisage la psyché en termes de structure complexe.

PsyTools est un outil puissant qui permet au patient d’acquérir de la perspicacité concernant la compréhension de sa psyché, c’est un pont qui mène vers l’estime de soi.

Bon puzzle, bonne introspection.

BIBLIOGRAPHIE
Dubar, C. (1991). La socialisation. Construction des identités sociales et professionnelles. Paris : Armand Colin.
Nietzsche, F. (1888). Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert. Leipzig : Von C. G. Neuman.

Processus de distanciation

Chacun sait qu’il a en lui des choses qu’il maîtrise et d’autres pas, un conscient, et un inconscient. Cette « intuition » peut générer implicitement chez l’individu un sentiment de fragmentation, il se sent clivé. En réorganisant notre histoire de vie, l'outil PsyLife permet de remettre en adéquation les événements de vie (les indicateurs objectifs, les faits) avec les éléments subjectifs (les vécus) qui constituent notre histoire personnelle.

PsyLife permet de faciliter la réunification du sentiment de fragmentation en particulier de  l’identité. Comment ? En dissociant l’individu de ses problèmes, et blessures « archaïques(1)» pour l’amener à mieux les observer afin de mieux les intégrer (introjection(2)).

PsyLife permet au patient de se regarder de l’extérieur comme on regarderait un personnage en inter action avec lui-même. Le patient peut ainsi prendre une position distanciée par rapport aux différents problèmes qu’il a identifiés pour mieux s’en détacher, afin de mieux les élaborer et lui préférer d’autres conceptions de lui-même. Ce faisant, ce processus cognitif dissociatif, distanciatif permet de considérer le problème, « comme un problème » et de le « dé-fusionner » de sa personne. Cela permet une dé-identification et ne plus se vivre comme un problème mais comme une personne qui, à un moment donné, a eu un/des problème(s) ( White, 2009).

1.1. La base du processus de distanciation
PsyLife invite le patient à porter un regard sur les événements, les expériences spécifiques ainsi que sur les vécus subjectifs ressentis au niveau affectif, et émotionnel. A ce stade l’objectif est de caractériser graphiquement les événements dans PsyLife, en les teintant d’une couleur affective : de positif, de neutre, ou de négatif, puis de les nommer par un titre afin de les « chosifier ». C’est-à-dire transformer chaque événement en un objet que l’on peut regarder sous différents angles.

Implicitement par la remémoration et l’élaboration psychique de l’ensemble de ses événements de vie, de ses souvenirs autobiographiques (dialogue intérieur), le patient est invité à faire des liens entre les différents événements et expériences de sa vie.

PsyLife va permettre le développement de chaînes d’associations mais aussi l’établissement de liens et de relations entre des événements restés jusque là disparates, distincts et non-reliés. Dans certains cas PsyLife peut faire apparaître graphiquement des phénomènes de répétition dysfonctionnelle.

C’est l’identification des événements, accompagnée des élaborations psychiques, qui les replace et les recadre dans leurs contextes qui engendre ainsi le premier niveau d’abstraction3, de distanciation4. Un niveau plus profond de distanciation se produit par la mise en relation des événements entre eux, et préfigure ainsi une conscience réflexive, c’est-à-dire la possibilité de « réfléchir à propos de soi ».

1.2. Augmenter son niveau de distanciation
Une fois que le parcours de vie est complété de façon exhaustive de la naissance à aujourd’hui, il apparaît la possibilité d’élaborer un nouveau niveau d’abstraction. L’invitation est celle de réfléchir à ces liens et chaînes d’associations, nuages d’événements représentés graphiquement en vert, bleu, fuchsia et d’en tirer, des découvertes, des interprétations, des théories, « des conclusions » dans le but d’en extraire des apprentissages/ enseignements, des prises de conscience (insight), en lien avec l’événement source.

Ainsi un événement unique, péripétie rutilante et solitaire, peut alors quitter le statut de moment d’exception sans lien et s’inscrire parmi d’autres évènements, au sein d’une période et d’un parcours de vie qui se reconstruit par la mise en place d’un nouvel éclairage globalisant.

C’est le développement de cette conscience réflexive qui fait entrer le patient dans le monde abstrait de son paysage intérieur pavé de ses valeurs, de ses croyances, de ses comportements (actions), en somme de ce qui est important pour lui.

C’est une forme de travail de découplage de la culpabilité/colère et de recouplage de la responsabilité qui lui permet de réécrire son histoire de vie en tant qu’observateur et ainsi de faciliter la reconstruction d’une identité plus stable par l’amélioration du sentiment d’estime de soi.

C’est cette nouvelle conscience qui avec le temps prend place dans le présent pour un nouvel avenir ouvert sur les arènes de l’expérience.

La liberté individuelle acquise par le patient, se vérifie par le niveau d’abstraction qu’il peut réalisé sur un événement impactant. Si le patient est libre d’anticiper une nouvelle façon de faire, de réagir, d’être par rapport à cet événement originel, alors l’abstraction de cet événement est réussie. Le patient a acquis un enseignement sur sa personne, qui lui permet de réduire la distance entre lui et la représentation qu’il avait de lui (concept de soi). Cet enseignement le ré-inscrit dans la dynamique de son parcours de vie, et ainsi augmente la congruence de son identité.

BIBLIOGRAPHIE
White, M. (2009). Cartes des pratiques narratives. Molenbeek-Saint-Jean : Satas.

NOTES
1- Jacques Salomé (2003) décrit dans  « À l’écoute de nos blessures d’enfance », six blessures archaïques : l’humiliation, l’injustice, le sentiment d’impuissance, le rejet, la trahison et l’abandon.
2- Processus mis en évidence par l’investigation analytique : le sujet fait passer, sur un mode fantasmatique, du « dehors » au « dedans » des objets et des qualités inhérentes à ces objets.
3- L’abstraction désigne à la fois une opération qui consiste à isoler par la pensée une ou plusieurs qualités d’un objet concret pour en former une représentation intellectuelle, et le produit de cette opération.
4- Fait de mettre de la distance entre soi et un événement vécu, une action effectuée ou une parole prononcée.
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