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EMPOWERMENT et PsyTools

Les trois dimensions de l’Empowerment Individuel


 


1) Motivation à l’action :


L’iPad offre un support ergonomique interactionnel qui permet d’inviter le patient à devenir acteur, en remplissant et organisant par lui-même les informations concernant les vécus subjectifs de son parcours de vie.


2) Prise de conscience :


Les trois couleurs affectives liées aux événements permettent au patient de prendre connaissance visuellement de l’organisation de l’information, ce qui lui permet d’élaborer plus facilement des liens associatifs. Ces liens peuvent se réaliser verticalement et/ou horizontalement, mais aussi par exemple, par date, par couleur, ou bien par l’identification de phénomène de répétition.


3) Sentiment de compétence personnelle :


Accompagné par le  « Psy » au plus près de sa zone proximale de développement, le patient va développer le sentiment de compétence personnelle par la mobilisation de ses propres ressources et ainsi favoriser cette réappropriation active du pouvoir thérapeutique inhérent au processus d’empowerment.



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INTRODUCTION

L'INTÉGRATION DU CONCEPT D'EMPOWORMENT DANS L'APPLICATION

Selon les auteurs, le concept d’empowerment est abordé sous différents niveaux et selon différentes perspectives (Gibson, 1991). Nous présentons ici ce concept sous le seul prisme de l’empowerment individuel.


L’empowerment individuel comprend plusieurs dimensions dont les principales sont : le sentiment de compétence personnelle, de prise de conscience et de motivation à l’action. Eisen (1994) définit ce concept comme la façon par laquelle l’individu accroît ses habiletés favorisant l’estime de soi, la confiance en soi, l’initiative et le contrôle. Gibson, (1991) conçoit l’empowerment comme un processus social de reconnaissance, de promotion et d’habilitation des personnes dans leur capacité à satisfaire leurs besoins, à régler leurs problèmes et à mobiliser leurs ressources.


Ces notions de sentiment de compétence personnelle relevée par Rappaport (1981), de prise de conscience par Bar et al (1984) ; Breton, (1989) et de motivation à l’action identifiée par Breton, (1989) ; Rapport (1987), sont des caractéristiques psychologiques qui selon ces auteurs sont présentées comme un préalable au processus d’empowerment, soit comme une conséquence, soit les deux à la fois.


Replacé dans le contexte de notre application de psychologie, il nous est apparu impératif d’intégrer l’empowerment individuel avec l’objectif de soutenir cette réappropriation active du pouvoir thérapeutique par le patient.


Le but est d’aider le patient à devenir co-acteur de son soin, par l’accès à l’information et ainsi lui permettre de gagner en connaissance de soi, aussi bien sur ses difficultés que sur ses ressources. Il est possible d’agir pour être-mieux !


C’est dans cette perspective que nous avons conçu une interface visuelle clinique affordante et un moyen de pouvoir inviter le patient à utiliser directement l’application dans un espace sécurisé, c’est-à-dire dans un mode dans lequel l’application est verrouillée sur le seul écran de travail.


 


BIBLIOGRAPHIE


Barr D., Cochran M., RileyD. Et Whitham M. (1984) : Family empowerment : an interview, Human Ecology Forum, 14 (1), P.4-35.


Breton M. (1989) : Liberation theology, group work and the right of the poor and oppressed to participate in the life of community, Social Work with Group, 12(3), p.5-18.


Eisen A., (1994). Survey of neighborhood-based, comprehensive community empowerment initiatives. Health Education Quaterly, 21 (2), 235-252.


Gibson C.H., (1991). A concept analysis of empowerment. Journal of Advanced Nursing, 16, 354-361.


Rappaport J., (1984). Studies in Empowerment : introduction to the Issues. Prevention in Human Services. 3. P.1-17.


Rappaport J., (1987). Terms of empowerment/exemplars of prevention: toward a theory for community psychology. American Journal of Community Psychology, 15, 121-148.



INTRODUCTION

INTRODUCTION

Depuis les débuts de la psychologie, à la fin du XIXe siècle, il est reconnu de tous, que l’individu se crée et évolue dans un environnement social qui l’impacte. Face à cet environnement, l’homme a besoin qu’un sens soit donné aux épreuves de vie qu’il traverse et d’avoir des moyens d’action pour continuer à vivre de façon rassurée, sécurisée et sereine.


Selon le Dr Nicolas Marquis (2014), sociologue, « Nous sommes à l’ère de la prise en charge de soi », du développement personnel. Phénomène engendré par un monde centré sur l’individu, ses compétences, son autonomie, et doté de ressources inexploitées et cachées. « Il est présenté comme un être fondamentalement réparable et améliorable qui, en travaillant sur lui-même, peut obtenir plus de lui-même et devenir vraiment lui-même ».


La société PsyApps à conçu un outil innovant qui permet dans la prise en charge de répondre à la fois à ce besoin socioculturel, de donner du sens aux épreuves que l’on vit, et à ce désir de prise en charge de soi. Cet outil répond de façon plus spécifique à ces patients, de plus en plus nombreuses, qui veulent devenir acteur de leur changement, et que les Anglo-saxons ont synthétisé sous le concept « d’empowerment individuel».


Mis dans les mains du patient, l’application PsyTools permet de d’amorcer l’introspection de son parcours de vie, de son histoire personnelle, en la reconstruisant de façon synthétique sous une forme graphique. Le but est de faciliter l’auto-analyse des événements vécus, de les recadrer dans leur contexte afin de leur donner un sens nouveau qui permet de les intégrer dans  histoire personelle comme une expérience contenant un apprentissage. 


L’application PsyTools se fonde sur des théories scientifiques concernant la modification des troubles communes aux psychothérapies. Le but recherché par la manipulation (empowerment) de cet outil est double : améliorer les capacités individuelles d’introspection (insight) ainsi que le sentiment d’estime de soi. 


Ces deux axes d’amélioration font partie intégrante des différents facteurs identifiés comme thérapeutiques par l’Association française pour l’Approche Intégrative et Éclectique en Psychothérapie (l’A.F.I.E.P) (Voir Chambon et Marie-Cardine, 2014).


BIBLIOGRAPHIE


Chambon, O., & Marie-Cardine, M. (2014). Les bases de la psychothérapie – 3ème Ed : Approche intégrative et éclectique. Dunod.


Marquis, N. (2014). Du bien-être au marché du malaise. La société du développement personnel. Paris : PUF.



LE CONCEPT D'INTROSPECTION

LE CONCEPT

Le parcours de vie d’un individu se définit par la suite des positions sociales occupées et par le regard que porte cet individu sur celles-ci : il est le produit d’une série de définitions de soi engageant à la fois des indicateurs objectifs (les faits) et des éléments subjectifs (le vécu) (Dubar, 1991).


Comme un puzzle, pièce par pièce (une pièce représentant un événement), PsyTools permet de reconstituer les faits occultés dans le stock d’expériences vécues, de les organiser, de les structurer,  qu’ils soient vécus comme positifs, neutres ou négatifs. 


Ces événements constituent les pièces du puzzle qui, une fois assemblés, font apparaître nos forces, nos ressources, nos faiblesses, ainsi que la genèse des crises et tumultes rencontrés dans la vie. Par exemple, au niveau personnel : un divorce, ou professionnel : un licenciement. 


Les pièces de ce puzzle s’organisent autour d’une frise chronologique individuelle qui réunit les années, l’âge, ainsi que le parcours scolaire et professionnel spécifique de la personne. Cette frise est conçue pour faciliter l’amorçage de nos souvenirs situés dans la mémoire à long terme explicite, épisodique, autobiographique. 


Faire travailler le patient avec cette mémoire, permet de développer une conscience dite auto-noétique (conscience de soi), nécessaire à un travail personnel. Cette mémoire permet de devenir observateur de nous-même (méta-position) et donc de créer une distanciation entre nous et nos expériences. 


Inviter le patient à s’expliquer avec bienveillance de comment il a été victime des circonstances produites par une histoire (événements) qu’il n’a pas choisie, mais plus subie, c’est prendre du recul avec les faits. Cette posture crée une distanciation qui restaure les fondements de l’individu, qui à défaut d’avoir pu ou su maîtriser des événements de son parcours de vie, maîtrise la représentation qu’il s’en fait.


Cette distanciation permet également de repousser plus facilement les frontières des carcans éducatifs, familiaux, culturels de l’inné, afin d’accomplir ce que recommandait (Nietzsche, 1972) : “Deviens ce que tu es.”


Enfin pour conclure le contour de ce concept, PsyTools est un outil éclectique qui intègre plusieurs éléments des grands courants de la psychologie psychanalytique, cognitivo-comportementale, systémique, humaniste, ainsi que celui de la psychologie sociale.


Il vise donc une approche explicative interne (cognitive, affective) et externe (impact environnemental, social) des causes complexes des conditions d’apparition des malaises psychiques (psychogénèse) ou physiques ainsi que des conditions de leur production. Cet outil propose une technique de travail d’investigation et d’auto-analyse, qui envisage la psyché en termes de structure complexe.


PsyApps Pro est un outil puissant qui permet au patient d’acquérir de la perspicacité concernant la compréhension de sa psyché, c’est un pont qui mène vers l’estime de soi.


Bon puzzle, bonne introspection.


BIBLIOGRAPHIE


Dubar, C. (1991). La socialisation. Construction des identités sociales et professionnelles. Paris : Armand Colin. 


Nietzsche, F. (1888). Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert. Leipzig : Von C. G. Neuman.



LA DISTANCIATION

LA DISTANCIATION

Chacun sait qu’il a en lui des choses qu’il maîtrise et d’autres pas, un conscient, et un inconscient. Cette « intuition » peut générer implicitement chez l’individu un sentiment de fragmentation, il se sent clivé. En réorganisant notre histoire de vie, PsyLife permet de remettre en adéquation les événements de vie (les indicateurs objectifs, les faits) avec les éléments subjectifs (les vécus) qui constituent notre histoire personnelle.


PsyLife permet de faciliter la réunification du sentiment de fragmentation en particulier de  l’identité. Comment ? En dissociant l’individu de ses problèmes, et blessures « archaïques(1)» pour l’amener à mieux les observer afin de mieux les intégrer (introjection(2)).


PsyLife permet au patien de se regarder de l’extérieur comme on regarderait un personnage en inter action avec lui-même. Le patient peut ainsi prendre une position distanciée par rapport aux différents problèmes qu’il a identifiés pour mieux s’en détacher, afin de mieux les élaborer et lui préférer d’autres conceptions de lui-même. Ce faisant, ce processus cognitif dissociatif, distanciatif permet de considérer le problème, « comme un problème » et de le « dé-fusionner » de sa personne. Cela permet une dé-identification et ne plus se vivre comme un problème mais comme une personne qui, à un moment donné, a eu un/des problème(s) ( White, 2009).


1.1. La base du processus de distanciation
PsyLife invite le patient à porter un regard sur les événements, les expériences spécifiques ainsi que sur les vécus subjectifs ressentis au niveau affectif, et émotionnel. A ce stade l’objectif est de caractériser graphiquement les événements dans PsyLife, en les teintant d’une couleur affective : de positif, de neutre, ou de négatif, puis de les nommer par un titre afin de les « chosifier ». C’est-à-dire transformer chaque événement en un objet que l’on peut regarder sous différents angles.


 


Implicitement par la remémoration et l’élaboration psychique de l’ensemble de ses événements de vie, de ses souvenirs autobiographiques (dialogue intérieur), le patient est invité à faire des liens entre les différents événements et expériences de sa vie. 


PsyApps Pro va permettre le développement de chaînes d’associations mais aussi l’établissement de liens et de relations entre des événements restés jusque là disparates, distincts et non-reliés. Dans certains cas PsyApps Pro peut faire apparaître graphiquement des phénomènes de répétition dysfonctionnelle.


C’est l’identification des événements, accompagnée des élaborations psychiques, qui les replace et les recadre dans leurs contextes qui engendre ainsi le premier niveau d’abstraction3, de distanciation4. Un niveau plus profond de distanciation se produit par la mise en relation des événements entre eux, et préfigure ainsi une conscience réflexive, c’est-à-dire la possibilité de « réfléchir à propos de soi ».


1.2. Augmenter son niveau de distanciation
Une fois que le parcours de vie est complété de façon exhaustive de la naissance à aujourd’hui, il apparaît la possibilité d’élaborer un nouveau niveau d’abstraction. L’invitation est celle de réfléchir à ces liens et chaînes d’associations, nuages d’événements représentés graphiquement en vert, bleu, fuchsia et d’en tirer, des découvertes, des interprétations, des théories, « des conclusions » dans le but d’en extraire des apprentissages/ enseignements, des prises de conscience (insight), en lien avec l’événement source.


Ainsi un événement unique, péripétie rutilante et solitaire, peut alors quitter le statut de moment d’exception sans lien et s’inscrire parmi d’autres évènements, au sein d’une période et d’un parcours de vie qui se reconstruit par la mise en place d’un nouvel éclairage globalisant.


C’est le développement de cette conscience réflexive qui fait entrer le patient dans le monde abstrait de son paysage intérieur pavé de ses valeurs, de ses croyances, de ses comportements (actions), en somme de ce qui est important pour lui. 


C’est une forme de travail de découplage de la culpabilité/colère et de recouplage de la responsabilité qui lui permet de réécrire son histoire de vie en tant qu’observateur et ainsi de faciliter la reconstruction d’une identité plus stable par l’amélioration du sentiment d’estime de soi.


C’est cette nouvelle conscience qui avec le temps prend place dans le présent pour un nouvel avenir ouvert sur les arènes de l’expérience.


La liberté individuelle acquise par le patient, se vérifie par le niveau d’abstraction qu’il peut réalisé sur un événement impactant. Si le patient est libre d’anticiper une nouvelle façon de faire, de réagir, d’être par rapport à cet événement originel, alors l’abstraction de cet événement est réussie. Le patient a acquis un enseignement sur sa personne, qui lui permet de réduire la distance entre lui et la représentation qu’il avait de lui (concept de soi). Cet enseignement le ré-inscrit dans la dynamique de son parcours de vie, et ainsi augmente la congruence de son identité.


BIBLIOGRAPHIE 


White, M. (2009). Cartes des pratiques narratives. Molenbeek-Saint-Jean : Satas.


NOTES


1- Jacques Salomé (2003) décrit dans  « À l’écoute de nos blessures d’enfance », six blessures archaïques : l’humiliation, l’injustice, le sentiment d’impuissance, le rejet, la trahison et l’abandon.


2- Processus mis en évidence par l’investigation analytique : le sujet fait passer, sur un mode fantasmatique, du « dehors » au « dedans » des objets et des qualités inhérentes à ces objets.


3- L’abstraction désigne à la fois une opération qui consiste à isoler par la pensée une ou plusieurs qualités d’un objet concret pour en former une représentation intellectuelle, et le produit de cette opération.


4 – Fait de mettre de la distance entre soi et un événement vécu, une action effectuée ou une parole prononcée.