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DOCUMENTATION PsyTools / Outil : PsyÉmotion

Vous trouverez ici toute la documentation concernant l’utilisation de l'outil PsyÉmotion.
Nous vous invitions à commencer par lire l’introduction, puis les concepts d'empowerment individuel, d'alliance, puis la théorique et enfin la clinique.
INTRODUCTION

PsyÉmotion est un outil qui s’adresse aux professionnels de la relation d’aide : Psychiatres, psychologues, psychothérapeutes, infirmiers, éducateurs spécialisés, aidants ... .

Selon (Philipot 2011) " la première et principale demande d'une personne qui entreprend une psychothérapie est de se libérer d'émotion qui la font souffrir " (anxiété, dépression, ...). Peut de technique d'intervention clinique ont directement ciblé les émotions, notamment en les utilisant comme vecteur de changement. Aujourd'hui de nouvelle approche psychothérapeutique contemporaines centré sur l'émotion apparaisse ( Barlow et Allen, 2007 ; Watkins, Baeyens et Read, 2009). Dans ces approches l'émotion y joue un rôle central que se soit du point de vue psychopathogène ( difficulté de régulation, d'évitement ...) que celui de l'intervention psychothérapeutique (réentraînement attentionnel ... ).

C'est dans ce contexte et de façon plus générale dans celui de la de prise en charge psychologique que nous avons conçu l'outil PsyÉmotion. Cet outil offre de nouvelle perspectives de prise en charge de la souffrance émotionnelle, notamment par l'exploration et l'entrainement au processus de régulation d'émotion saine qui permette de révèler les besoins sous-jacents insatisfaits.

Techniquement PsyÉmotion est un outil clinique visuel pragmatique qui s’appuie sur les concepts théoriques de la troisième vague des thérapies comportementale et cognitives centré sur la reconnaissance et l'acceptation des émotions (Hyes, Follette et Lindia, 2004). Il intègre aussi des concepts extraits de la communication non violente (CNV) en particulier sur l’identification de la nature des besoins, théorisés par le psychologue (Rosenberg 2004).

De plus PsyÉmotion inclue une étude sociale internationale commandé par nos soins en 2019 auprès du laboratoire de recherche de psychologie sociale (LPS EA 849). Cette étude porte sur une population de 400 individus âgés de 16 à 75 ans répartie dans quatre pays. Elle interroge les représentations contemporaines des émotions et des sentiments "= définitions" . Ces définitions corresponde aux représentations naïves, aux connaissances communes, ou encore aux pensées naturelles des individus, des pays francophones de l'hémisphère Nord y compris des départements et des territoires d'outre-mer français. Les résultats de cette étude (définitions), ont été intégré dans l'application avec deux objectifs :
  1. le premier vise à offrir immédiatement dans l'entretient un matériel inter-relationnel qui permet d'élaborer les émotions. Le but est d’amener la personne à développer une conscience réflexive entre se qu'elle ressent, vie, pense (définitions, représentations personnelle) et les représentations  communes (définition) des citoyens francophones. Ce travail introspectif sur la recherche de la nature de l'émotion ainsi que celle de l'évaluation de son intensité, permet d'améliorer les compétences de maitrise émotionnelle.
  2. le second est celui de constituer une base de définition commune partageable au seins d'une équipe de soignant qui à pour fonction de faciliter le  travail collaboratif interdisciplinaire.
En résumé, les résultats fournit par le laboratoire de recherche permet aux professionnels de réaliser un travaille sur les émotions et les sentiments qui soit au plus près de la réalité des vécus contemporains des citoyens francophones.

Enfin nous avons enrichi les définitions du laboratoire en expliquant de façon concise les processus psychiques en jeu pour chaque émotion. Ces informations sont à utiliser dans la relation comme un support explicatif, éducatif du fonctionnement psychique. Elles sont accompagnées de deux aphorismes qui sont à utiliser dans et selon le contexte de l'entretient comme un moyen de proposé avec finesse et élégance un autre angle de vue. Utilisé dans un bon "timing", Ils offrent à la personne un moyen de s'auto-décentrer, de prendre de la distance, de réaliser un pas de coté... .

Ainsi conçue, cet outil éclectique et intégratif permet de travailler sur les difficultés plus ou moins sévère que rencontre les personnes à vivre, à canaliser et/ou à exprimer verbalement des émotions et des sentiments.
Empowerment individuel et médium d'élaboration

PsyÉmotion est un outil de communication interrelationnel qui facilite les élaborations émotionnelle du patient. L'interface qui le composent a été conçus volontairement sur une tablette informatique (iPad) afin de proposer au patient un support visuel digital, facile à utiliser, avec lequel il peut interagir.

L’objectif de ce choix technologique est de concourir à l’activation chez le patient, des trois principales dimensions thérapeutiques de l’empowerment individuel : la motivation à l’action identifiée par Breton, (1989) ; Rapport (1987), la prise de conscience pointée par Bar et al (1984) ; Breton, (1989) et enfin le sentiment de compétence personnelle relevée par Rappaport (1981).

En résumé, l’outil PsyÉmotion est conçue pour inviter le patient à devenir co-acteur de son soin, en lui donnent accès à une information visuelle, structurée organisée facile à élaborer qui lui permet d'identifier ces émotions, l'intensité, ainsi que la nature des besoins qui y sont liés. De plus il permet de suivre au long cours l'évolution de l'état émotionnel.

En conclusion, PsyÉmotion est un l'outil de médiation qui permet de réaliser des relances langagières concernant les vécus émotionnel, dans l'objectif d'amener le patient à découvrir, élaborer, comprendre les émotions qui le "traverse". Le but étant d'augmenter la maitrise des vécus émotionnels par une compréhension fine des besoins insatisfaits "qui sont cachés"  derrière ces émotions.

Bibliographie :
Bar D., Cochran M., RileyD. Et Whitham M. (1984) : Family empowerment : an interview, Human Ecology Forum, 14 (1), P.4-35.
Breton M. (1989) : Liberation theology, group work and the right of the poor and oppressed to participate in the life of community, Social Work with Group, 12(3), p.5-18.
Rappaport J., (1987). Terms of empowerment/exemplars of prevention: toward a theory for community psychology. Américan Journal of Community Psychologie, 15, 121-148.
Rappaport J., (1981). In praise of paradox : a social policy of empowerment over prevention, Américain Journal Of Community Psychology, 9 (1), p-2-25.
Alliance thérapeutique

L’âme de l’outil s’appuie sur la dimension essentielle de l’alliance thérapeutique qui selon Gaston (1990) se définit au travers de quatre sous-dimensions : 
1)  L’accord thérapeutique avec le patient sur les buts et les tâches du travail a effectuer (choix des vécus émotionnels à travailler).
2)  L’alliance de travail = la capacité du patient à fournir un travail thérapeutique (empowerment individuel). 
3)  L’alliance thérapeutique = la relation affective thérapeute-patient. 
4)  La compréhension empathique du thérapeute.

En résumé, PsyÉmotion permet d’activer de façon simple les deux dimensions techniques 1) et 2) de l’alliance thérapeutique qui consiste à s’accorder sur la cible de travail (le vécu émotionnel à explorer) et de permettre l’alliance de travail (empowerment individuel).

Ainsi façonnée, l’outil PsyÉmotion envisage la personne d’un point vue biopsychosociale dans une interaction permanente avec son environnement.

Bibliographies :
Gaston L. (1990), « The concept of the alliance and its role in psychotherapy: Theoretical and empirical considerations », Psychotherapy, 27, p. 143-153.
Introduction

Les informations relatives aux concepts théoriques ainsi qu'à celle de l'utilisation clinique de PsyÉmotion sont rédigés afin d'être mise en œuvre très facilement. Tels quels, ces concepts et méthodologies d'utilisation constituent des guides dont peuvent s’écarter les situations cliniques.  En conséquence, nous vous invitons à utiliser cette documentation en les augmentant de vos connaissances théoriques et expériences cliniques. 

THÉORIE


Dans cette partie nous allons poser les bases théoriques, conceptuelles et pragmatiques afin de guider de façon concrète le professionnels dans la meilleure  utilisation de l'outil PsyEmotion. Pour ce faire nous allons commencer par rassembler plusieurs définitions.

Qu'est ce qu'une émotion ?
Généralement la représentation de sens commun de l'émotion est décrite sous la forme de phénomène vécu à travers une expérience : une crise de colère explosive, un rougissement (trac) lors d'une prise de parole en public ... .
Dans une approche scientifique l'émotion est constitué d'un ensemble de processus (traitement de l'information) plus ou moins coordonnées, plus ou moins conscient, en fonction de la nature de l'émotion.

Nous vous présentons un modèle descriptif didactique qui présente les grandes étapes du cheminement prototypique de la circulation de  l’information émotionnel.
  1. Un stimulus interne et ou externe est perçu.
  2. Une évaluation et interprétation lui confère une signification qui active une émotion et/ou un sentiment " très subjectif " .
  3. L'organisme réagit instantanément pour faire face à la situation ( danger : attaque, immobilisation, fuite, joie ... .) si la tendance à l'action est suffisamment activé
  4. il en résulte un ensemble de réponse philologique (accélération du cœur, de la respiration,  ... ) mais aussi comportementales, cognitives.
  5. Cet ensemble de phénomène engendre chez la personne une coloration subjective de l'expérience qui fait qu'il se vit dans un état interne différent.
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Nous vous présentons un modèle descriptif didactique qui présente les grandes étapes du cheminement prototypique de la circulation de  l’information émotionnel.
  1. Un stimulus interne et ou externe est perçu.
  2. Une évaluation et interprétation lui confère une signification qui active une émotion et/ou un sentiment " très subjectif " .
  3. L'organisme réagit instantanément pour faire face à la situation ( danger : attaque, immobilisation, fuite, joie ... .) si la tendance à l'action est suffisamment activé
  4. il en résulte un ensemble de réponse philologique (accélération du cœur, de la respiration,  ... ) mais aussi comportementales, cognitives.
  5. Cet ensemble de phénomène engendre chez la personne une coloration subjective de l'expérience qui fait qu'il se vit dans un état interne différent.
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Maintenant que nous avons poser les bases du cheminement de l'information émotionnelle nous allons décrire les processus qui donnent naissance à l'émotion, et à la tendance à l'action.
Naissance des émotions

Tendance à l'action

Les émotions ont avant tout une fonction adaptative, présente chez toute les espèces. Elles préparent à interagir avec l'environnement afin d'assurer en premier lieu la survie ou celle de son espèce ou encore de son bien être notamment par les liens qui sécurise, (ensemble nous somme plus fort).
Ainsi dès qu'un stimulus a été évalué, interprété il devient signifiant et génère une émotion et/ou un sentiment qui prépare l'individu à entrer en action. Cette préparation mobilise généralement des réponses coordonnées qui tende vers un but.
Cette notion de tendance à l'action à été conceptualiser par Frijda (1986) qui en à fait le concept central de sa théorie des émotions.


CLINIQUE

) L'outil PsyÉmotion a été conçu pour fonctionner en coopération avec l'outil Demande, ainsi que l'outil PsyLife, qui permet de qualifier la souffrance émotionnelle actuelle, (en  particulier en identifiant le facteur précipitant, la nature de la crise ainsi que son intensité).

PsyÉmotion permet de prendre et de suivre au long cours la "température" de la souffrance émotionnelle (état) de l'individu c'est-à-dire, de la crise psychique/tumulte qu'il est en train de vivre actuellement, généralement objet de la consultation et/ou prise en charge. Cette "température" est caractérisée par une localisation d'un ressenti dans le corps, qui permet d'aller chercher plus facilement une émotion primaire (peur, colère, tristesse, joie) ou sociale (culpabilité, honte, fierté), une intensité (de 1 à 10) de souffrance liée à une liste de 10 sentiments, et enfin une proposition de plusieurs listes de besoins issue de l'approche de la communication non violente (CNV).

2) L'autre façon d'utiliser PsyÉmotion, consiste à utiliser l'interface graphique pour amener l'individu dans un travail réflexif sur des expériences émotionnelles singulières vécues et identifiées comme signifiantes.  L'objectif étant de guider et accompagner l'individu à ce confronter à ses émotions primaires afin de l'amener à développer une conscience émotionnelle plus profonde.
Quelque soit l'utilisation, ces deux techniques d'auto-observation permettent de réaliser une remédiation émotionnelle, notamment, de travailler sur l'alexithymie qui est une difficulté plus ou moins importante à exprimer un ressenti corporel en terme d'émotion et/ou de sentiment. La prévalence de l'alexithymie est évaluée entre 15 et 20 % de la population générale.

L'objectif de cet écran est celui d'activer chez l'individu les premiers niveaux de conscience émotionnelle directe et non-verbale ( souvent pénibles et aversives) en l'amenant à porter son attention sur les sensations de tensions corporelles (ventre, nuque ...) ainsi que les tendances à vouloir passer à l'action (mâchoire serrée, point fermé ...), (Lane 2000).

Selon (Greenberg 2002) l'accompagnant doit encourager l'individu à s'autoriser à ressentir l'émotion et à observer son effet dans le corps sans l'agir c'est à dire passer au comportement (agresser, fuir ...). Cette attention focalisée sur l'effet permet de développer une conscience émotionnelle corporelle explorative basée sur ce que l'individu ressent à l'intérieur de son corps. Cela peut se traduire par un ressenti sur la nature des sensations (larmes prêtes à jaillir, picotements, respiration ...), intensité (fort, faible ...), et déplacement et/ou localisation de ces différentes sensations mais aussi sur les images mentales, pensées et dialogue intérieur concernant les jugements qui accompagnent ces sensations. Ex : pourquoi suis-je déprimé ? en colère ? ... .

ACTIONS : Un fois ce travail d'expression autour de la prise de conscience corporelle de l'émotion, inviter l'individu à choisir sur l'écran la partie du corps qui est la plus significative avec la situation travaillée, puis l'émotion correspondante, de préférence une émotion primaire.

Note : les émotions sociales notamment la culpabilité ou selon ( Paivio, Greenberger 1997), la honte sont définies comme rarement adaptatives car elles promeuvent une image de soi déformée. Quand c'est possible ramener l'individu à choisir une émotion primaire.

L'objectif de cet écran est celui d'apprendre à tirer parti de la nature de l'émotion primaire identifiée comme une véritable source d'information concernant les désirs, besoins et manques profonds qui la sous-tendent.

En observant son émotion primaire et leurs effets, les individus apprennent par l'expérience de cet exercice qu'elles sont transitoires. Ils découvrent que si elles ne sont pas réprimées ou inhibées,  et donc acceptées elles ont tendance très souvent à se dissoudre naturellement (Barlow et Allen , 2007).

Par l'expérience de ce travail émotionnel d'auto-observation, les individus apprennent que les émotions n'ont pas une valeur de vérité et qu'elles indiquent plus le sens qu'ils attribuent à la situation (inférence, interprétation) souvent automatique et donc non consciente.

Les émotions sont donc un guide qui invite à explorer le sens, la signification que nous donnons à la situation en fonction de nos valeurs, croyances, blessures : (trahison , rejet, abandon, humiliation, impuissance, injustice). Ex ce n'est pas parce que dans cette situation j'interprète que je suis rejeté que je le suis réellement, l'émotion ressentie est le reflet de mes interprétations/réactions à la situation.

ACTIONS : Selon (Greenberger 2002) l'étiquetage de l'émotion, ici la sélection du nom et de son intensité/sentiment implique une séparation, une prise de distance  entre la représentation du sujet "moi" et celle de l'état émotionnel qu'il vit. De plus  cette activité réduit l'activation de l'amygdale au profit du cortex préfrontal (raisonnement...). Il est à noter que l'étiquetage précis de l'évaluation de l'intensité émotion/sentiment sur 10 est à utiliser comment un moyen de faire raisonner l'individu de façon active, sur ces ressenties  en développent un vocabulaire  affectif et non comme une recherche d'une vérité absolue.
BIBLIOGRAPHIE
Pour trouver toute les références autobiographiques de cette aide, nous vous invitons à vous rapporter à la documentation en ligne bouton "Documentation".





Explication des schémas informatifs Écran N° 1 Corps/Émotion

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Explication des schémas informatifs Écran N° 2 Émotion/Sentiments

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